Galerie Paris · Nouvelles œuvres

Yu Jin
Goo

Les galeries OA Fine Art présentent à Paris les œuvres originales de Yu Jin Goo, artiste coréen. Des milliers de plaques de nacre, posées une à une sur le bois, composent une onde qui ne cesse de changer : la lumière s'y décompose et se recompose à chaque pas. Pièces uniques, disponibles en galerie.

Né en 1965 · Corée du Sud Nacre sur bois · Pièces uniques
Yu Jin Goo, portrait de l'artiste — peintre coréen de la nacre né en 1965, représenté par les galeries OA Fine Art à Paris
Yu Jin Goo, dans son atelier — Corée du Sud.
Coup de cœur de la galerie

Estimation communiquée sur demande
Œuvres disponibles

Les œuvres
en galerie

La nacre ne se photographie pas : elle change selon l'endroit d'où on la regarde. Passez le doigt ou le curseur sur une œuvre — le reflet suit.

Format
Yu Jin Goo — détail de la nacre : milliers de plaques posées une à une sur panneau de bois, technique du najeon coréen
La surface, de près : des milliers de plaques orientées une à une. Aucun pigment — toute la couleur vient du coquillage.
Une technique rare

Le najeon,
plaque par plaque

L'art coréen de la nacre a sept siècles. Presque personne ne le pratique encore à cette échelle, et personne ne l'a fait entrer dans la peinture contemporaine comme Yu Jin Goo. Voilà ce qui se passe avant que l'œuvre n'existe.

  1. Le coquillage Ormeau, conque, nacre d'eau douce. Le matériau n'est pas fabriqué : il est trié, coquille par coquille, pour sa teinte et son épaisseur.
  2. La découpe Chaque plaque est amincie jusqu'à la transparence, puis taillée. Quelques dixièmes de millimètre : c'est à cette finesse que la lumière traverse et se décompose.
  3. La pose Des milliers de plaques, orientées une à une sur le panneau de bois. L'inclinaison de chacune décide de la direction du reflet — c'est là que se joue l'onde.
  4. Le polissage La surface est reprise jusqu'à ce qu'elle réponde d'un seul tenant. Aucun pigment n'est ajouté : toute la couleur vient du coquillage.

Plusieurs mois par œuvre. C'est ce qui explique la rareté — et le fait qu'aucune pièce ne puisse être identique à une autre.

Sept siècles Âge d'or sous la dynastie Goryeo, de 918 à 1392 : la nacre est alors l'objet des aristocrates, et le présent que la Corée offre aux diplomates étrangers.
Patrimoine n° 10 Depuis 1966, le najeonjang — maître de l'incrustation de nacre — est inscrit au Patrimoine culturel immatériel de Corée du Sud. Une reconnaissance d'État réservée aux savoir-faire menacés.
Un art qui s'éteint Plus de trente étapes, tout à la main, une laque agressive pour la peau : les maîtres se comptent aujourd'hui sur les doigts d'une main.

Yu Jin Goo est l'un des rares à avoir sorti le najeon du mobilier pour le porter à l'échelle du tableau.

Parlons de vive voix

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rien que pour vous

Nos galeristes vous reçoivent, à Paris. Le temps d'un rendez-vous, les œuvres se regardent à la lumière de nos écrins : estimation, provenance, accrochage et financement s'abordent alors comme il se doit — devant l'œuvre.

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Du lundi au samedi, 10 h – 18 h 30
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Biographie

Le geste,
la matière,
la lumière

Yu Jin Goo, né en 1965 en Corée du Sud, poursuit depuis trente ans une seule question : comment faire entrer le najeon — l'art traditionnel coréen de la nacre — dans la peinture d'aujourd'hui. Ses œuvres ne sont ni tout à fait des tableaux, ni tout à fait des reliefs : ce sont des surfaces qui répondent à la lumière.

Un travail de patience

Chaque œuvre naît de la superposition de milliers de plaques de nacre, découpées et posées une à une sur le panneau de bois. Rien n'est peint : la couleur vient du coquillage lui-même. C'est un travail d'une exigence physique rare, où le temps passé sur la surface devient la matière de l'œuvre.

La lumière additionnée, non mélangée

Le pigment, mélangé, s'assombrit. La lumière, elle, s'éclaircit. Yu Jin Goo travaille cette seconde loi : la nacre, cristal de calcium transparent, décompose le blanc comme un prisme et le rend en bleus, en roses, en verts. La surface s'anime alors comme un pointillisme de lumière — sans un gramme de couleur ajoutée.

L'onde, comme motif

Ses deux séries — Space of Circulation et Space of Thought — reprennent le mouvement de la vague, qu'il nomme Multiple Wave. L'œuvre ne se donne jamais d'un seul coup : elle change selon la hauteur du regard, l'heure du jour, le pas du visiteur. Deux personnes devant la même pièce n'en voient pas la même.

Un matériau de cinq cents millions d'années

Les coquillages dont vient la nacre comptent parmi les plus anciennes formes de vie de la planète. L'artiste y voit un fossile vivant : une matière qui a traversé les ères en accumulant les sédiments, et qui porte donc en elle une mémoire que nul pigment ne possède.

Pourquoi Yu Jin Goo entre dans une collection

Il tient une place singulière sur le marché : un artiste coréen dont la technique n'a pas d'équivalent, avec une production nécessairement limitée par la lenteur du geste. Ses œuvres sont recherchées en Asie comme en Europe, et leur effet dans un intérieur — cette lumière qui se déplace au fil de la journée — laisse peu de visiteurs indifférents.

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